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Un grand nombre d'internautes a porté un intérêt certain aux actions et aux déclarations de Monseigneur le Comte de Paris, Duc de France, au cours des derniers mois.
Le souci du Prince pour la France ne s’est jamais démenti. Afin de mieux faire connaître les engagements du Chef de la Maison Royale de France, l’Institut de la Maison Royale de France entend développer la diffusion de son journal interne: La Gazette.
C’est aujourd’hui sous un format variable que la revue trimestrielle de l'Institut se présente à ses lecteurs. Articles de fonds et articles d'actualité, un certain nombre d'auteurs exposent leurs points de vue ou reviennent sur certains sujets globaux de la vie économique, stratégique, politique et écologique mondiale. La lecture de la Gazette est essentielle .
La Gazette trimestrielle est réservée aux membres de l’Institut de la Maison Royale de France . 
Demain le Roi!
L'effacement de notre nation semble si proche, si menaçant, qu'il rend chaque jour son existence, son idée même, plus impérieuse encore. « La France est en péril! La France serait-t-elle finie? »...
Comme s'il fallait une preuve de sa nécessaire existence, nos éditorialistes, nos hommes politiques s'interrogent. Les plus optimistes rêvent d'une nouvelle république, la VI ème, comme solution à tous nos maux. Les plus nombreux veulent nous convaincre d'inéluctables sacrifices, de « nécessaires adaptations», d'un agréable voyage vers une gouvernancetoujours plus supranationale.
Les autres, une poignée, jouent des coudes et osent l'idée d'une possible avancée politique. Ils la nomment : monarchie! Tel un espoir, une nécessaire finalité politique, à plusieurs reprises dans les médias, le mot fut prononcé.
Il aura fallu un temps court, une accélération, cinquante ans, afin de finir de transformer la France en parc d'attraction pour touristes promenés en autocars de verre. Dans la grande répartition systémique du travail à l'échelle mondiale, de renoncements en renoncements, notre pays fut obligé de tout accepter, de tout abandonner, agricultures, pêches, industries. Condamné à tout laisser, il fut contraint de tout oublier, ses ouvriers, son génie artistique et intellectuel, mais aussi la possibilité même de se penser comme acteurs de résistances face aux saccages qui, autour de lui, ravagent le monde. Paupérisation absolue du tissu social, scandales de l'urbanisme, crises alimentaires, désastres écologiques, la France a dû renoncer à elle-même. Incapable désormais de fournir un modèle, un projet à sa jeunesse, elle doit accepter tous les sacrifices.
Mais cette explosion a renversé les clivages. Droite, gauche, désormais peu importe, la ligne est consommée et se concentre sur l'idée de nation comme outil de protection face au monde global d'aujourd'hui. La nation, lieu d'exercice du politique par excellence, reprend peu à peu une place centrale dans le débat qui anime notre avenir et redevient primauté dans l'esprit de ceux qui ont compris que son existence demeure l'indépassable lieu d'exercice de notre volonté à l'échelle humaine, l'unique richesse des pauvres. Plus elle s'efface et plus ceux qui se proposent de la gouverner doivent comprendre qu'elle seule peut offrir des leviers d'actions face au pouvoir du « tout économique », OMC, FMI, Banque Mondiale, autant d'acteurs aux ordres de milliers de glaives invisibles.
Sans rempart les murs de Cyracus tombent,
Archimède est tué et « à dieu le théorème »!
Défendre les humbles, c'est donc défendre la nation. Défendre la nation, c'est défendre l'existence d'un cadre où le politique puisse, en toute indépendance, s'exercer, souverainement. Mais pour cela il lui faut un homme, un souverain: le Roi ? C'est ce que semblent commencer à comprendre certaines intelligences: indépendance du pouvoir face aux intérêts particuliers à l'intérieur comme à l'extérieur du territoire, inscription dans le temps, arbitrage et justice coïncidence permanente entre les préoccupations du gouvernement avec celles de la nation.....nous ne reviendrons pas la-dessus, la monarchie c'est la vie, une institution humaine. Convaincu par tant d'évidences, mieux vaut pour nous ouvrir un chemin à l'avenir qui se prépare...
En revanche, affirmons-le, telle une évidence: l'institution monarchique ne sera pas un miracle !
Elle ne guérira pas du cancer. Notre pays souffre trop du mensonge pour laisser l'utopie continuer à envahir le champ du possible, le mal est trop avancé pour jouer aux magiciens. Penser la monarchie ne peut êter, avant tout qu'un moyen de s'approprier l'Histoire de France et de redonner ainsi à son Futur une chance d'exister. « Ralliez-vous à l'histoire de France! », nous conjurait Georges Bernanos.
Suivons ce conseil. Rallions-nous à l'histoire de France, car en son début était une famille qui s'oublia, se dépassa, s'ouvrit aux autres, à l'universel. Comprenons qu'ainsi fut posée la première pierre de l'entreprise politique, du passage de l'intérêt de l' « un » vers celui de la cité. Puis que de la défense de ce bien commun, naquit la nation, construction, fruit d'une volonté, d'un « vouloir vivre ensemble » sans cesse contesté et sans cesse redéfini. Demain c'est dans cet oubli de soi que la monarchie puisera de nouveau sa source, retrouvera le sens de l'intérêt général et le remettra au centre de tout, sans esprit de « revanche ». Car évidemment l'héritage est un, et non divisible. Ce qui fut a été. Notre histoire est ainsi faite. Il faudra tout prendre, tout accepter, tout intégrer.
Marc Bloch l'affirmait: « Deux catégories de français qui ne comprendrons jamais l'Histoire de France: ceux qui refusent de vibrer au souvenir du sacre de Reims; ceux qui lisent sans émotion le récit de la fête de la Fédération ».
Laissons donc aux imbéciles les erreurs du passé et partant, comprenons « l'esprit qui préfigurait la démocratie » comme la sécularisation du christianisme. Car sans christianisme, point de monarchie. Et historiquement, sans Monarchie point de démocratie. N'oublions pas pour autant les vices de nos démocraties d'opinion et de leurs faiseurs d'émotions épaisses, qui ne peuvent vivre que dans le présent et dont l'éclat immédiat est la seule préoccupation. L'ancienne France votait sur quantité de projets pour lesquels aujourd'hui on ne vote plus, revenir à ce suffrage apportera à la Monarchie une indispensable énergie. Pour changer il faut changer l'objet de l'élection.
Alors Monarchie constitutionnelle, parlementaire....? L'institution monarchique n'est pas un système figé, notre histoire le prouve, elle sera donc assez souple pour s'adapter. L'avenir institutionnel dépendra des circonstances, elles guideront les choix du Roi.
Mais soyons en convaincu, rien ne saurait mieux guider cet avenir qu'un tel programme: réinventer la monarchie, avec le regard du présent. Offrir aux français les clés de leur avenir, en redonnant à leur volonté la possibilité de se réaliser. Rendre sa primauté au politique en rappelant qu'il n'est rien sans la notion d'autorité fondée sur la légitimité d'une justice et de l'amour que le peuple porte à son gouvernement. Accepter que si la souveraineté nationale disparaît, disparaissent avec elle la souveraineté populaire et l'intérêt général. Voilà tout l'enjeu qui s'ouvrira demain à l'institution monarchique et en l'absence de laquelle toute expérience politique future semble vouée à l'échec.
Denis ABOUT
« La lettre de l'IMRF »
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