Discours de Nicolas Sarkozy pour la remise des insignes de la Légion d’Honneur au Comte de Paris
13 octobre 2009
Monseigneur, Madame, Mesdames et Messieurs, et, si vous me le permettez, chers amis, c’est un plaisir, mais plus encore un honneur, de vous accueillir ce soir au Palais de l’Elysée, ainsi que votre famille, pour vous remettre, Monseigneur, les insignes de chevalier de la Légion d’honneur à titre militaire.Vous êtes né, Monseigneur, en 1933 en Belgique. A cette époque, depuis 1886 et jusqu’en 1950, la loi française frappait d’exil le chef de la famille de France et son fils aîné. Toute votre enfance, vous la passerez loin de votre pays, en Belgique, au Brésil, au Maroc, en Espagne et au Portugal, au gré des lieux de résidence de votre père et des évènements tragiques qui secouèrent l’Europe et le monde jusqu’à ce que vous ayez l’âge de 12 ans.
En 1947, par un décret spécial du Président Vincent Auriol – la loi d’exil n’a pas encore été abrogée –, vous êtes autorisé à séjourner en France pour y faire vos études. Vous les ferez à Bordeaux, puis à Paris en sciences politiques.
En 1957, vous rejoignez l’armée et, comme tous les jeunes garçons de votre génération, vous partez en Algérie : c’est le début de votre carrière militaire. Vous vous illustrez à plusieurs reprises : en novembre 1958 dans la région de Constantine ; en février 1959 dans celle de Morsott ; et surtout, en mars de la même année, près de Châteaudun du Rhumel, où votre intervention permet de surprendre et de mettre en déroute une bande rebelle importante. Vous serez cité à l’ordre de la division pour cet exploit. Tous ceux qui vous ont vu servir en Algérie ont en mémoire votre sang-froid, votre courage, votre engagement. Lire le reste de cet article »